2 posts tagged “florian zeller”
Voilà, il m'a fallu quelques voyages dans les transports en commun pour venir à bout de l'ouvrage du gracieux jeune homme...
Qu'en penser alors? J'ai été plutôt positivement surprise par le texte qui mêle intelligemment le romanesque au monde des idées... Zeller réussit à faire entrer le lecteur dans son univers et je me suis laissée prendre au jeu, je suis partie moi aussi sur les rives du nil et je me suis impregnée de l'atmosphère particulière du Caire aux côtés du héros.
Ce dernier est d'ailleurs l'incarnation de Florian Zeller, un jeune auteur beau, attirant, spirituel mais un chouïa torturé (bah oui, sinon il ne pourrait pas être aussi spirituel voyons!!!). Il est le narrateur omniscient du livre, il observe les autres, ses confrères, et plus particulièrement l'un d'eux, son double, son opposé, son obscurité, peut-être justement la personnification de ses névroses: Martin Millet, écrivain trash, séducteur en mal de conquêtes, philosophe de comptoir qui ramène tout au sexe...
Florian Zeller, pour ou contre? Je trouve le produit intéressant, bien fait mais ça ne me touche pas... Toutefois, je comprends le succès qu'il rencontre et j'admire cette façon de toucher dans le mille, c'est à dire de faire fonctionner son roman impeccablement, de manier finement les rouages de la séduction...
Je sais bien que j'ai deux ans de retard puisqu'il a obtenu le prix Interallié en 2004. Mais je fais partie de ceux qui n'ont pas toujours les moyens d'acheter les livres parés de leurs plus beaux habits. Mon porte-monnaie et ma gourmandise en la matière me freinent au rayon poche.
Alors que je furetais hier dans les allées du rayon littérature française d'une célèbre enseigne de magasins dédiée aux loisirs, je suis tombée sur la Fascination du pire, le succès du monsieur, couronné par un prix littéraire. Je ne crois plus tellement en la valeur des prix littéraires qui pullulent ou alors plutôt en leur valeur... mercatique. L'une des choses qui attire l'oeil sur l'ouvrage de Zeller est l'ombre de sa silhouette et de son visage sur la couverture. Une rapide recherche sur internet me prouve que la première édition offrait déjà la possibilité de découvrir le visage angélique du jeune homme. Oui, Florian Zeller est mignon (il a une chevelure blonde ébouriffée et un regard bleu), jeune (il est né en juin 1979), intelligent (il a fait Sciences-Po, y enseigne même et a publié dès l'âge de 22 ans). Tous ces critères réunis dopent sans doute les ventes, au-delà même de la qualité du style de Zeller, et son éditeur le sait bien...
Est-il un écrivain à minettes? C'est l'expression à laquelle il me fait penser, le concept qu'il m'évoque alors que je n'ai pas encore ouvert son ouvrage. Et si je "google", "googlise" ce terme, le premier résultat qui apparaît me parle de lui! Amusant, non?
Voilà, j'ai jugé peut-être un peu vite la forme, je vais m'atteler à me faire un avis sur le fond, avec, je dois l'avouer, un brin de scepticisme