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C'est désormais une évidence : Internet nous offre la possibilité d'accéder à de nombreux services et de combler (légalement ou non) les besoins ou les envies les plus variés. Je ne m'étendrai pas davantage sur ce point, inutile de vous faire des dessins...
Seulement, à qui n'est-il pas arrivé de se retrouver perdu dans ses pensées, englué dans une interrogation légère ou alambiquée, souvent sur la page d'accueil d'un célèbre moteur de recherche, les doigts suspendus au dessus du clavier, dans un moment de simple égarement ?
Même pour ce genre d'instants, Internet fournit une solution... Armez-vous d'une côte de maille 100% second degré véritable et allez chatter avec Dieu !
PS : Dieu parle anglais mes agneaux...
PS1 : Il semblerait que les voies du seigneur ne soient pas tant impénétrables que parfois embouteillées, vous serez peut-être puni par un bug !
Ah ah ah, trop drôle, je te passe une patate chaude, ouh ouh ouh, hilarant, je t'envoie un petit gâteau de la chance, trop fort, on teste nos goûts cinématographiques, nos personnalités et on compare qui est le plus doué pour reconnaître des stars dans leurs jeunes années.
La plupart d'entre vous l'auront compris, ici je cause Facebook, je détaille ce qui peut vous arriver quand vous vous connectez un matin sur votre profil et que vos friends vous ont transmis les dernières applications à la mode.
Moi-même inscrite (sainte Lza ne croit que ce qu'elle essaie), je m'adonne avec une légèreté badine à ces divertissements crées pour alimenter un site de réseau social.
Mais je découvre aussi sur un blog qu'une nouvelle application développée par Facebook permet de traquer certaines de vos activités réalisées à partir de votre ordinateur, des sites que vous visitez aux logiciels dont vous vous servez. Fort utile pour les annonceurs qui pistent vos centres d'intérêt et pour Facebook qui se fera un plaisir de relayer les informations détectées dans les newsfeed. Ainsi, Lza is entrain de passer commande sur Amazon ou de regarder des vidéos sur Youtube, voilà ce que vous pourrez apprendre éventuellement sur mon compte grâce à Beacon.
Et là, ça coince, la logique sous-jacente est que les sites que je visite sont ceux que je recommande à tous mes gentils friends, ce qui n'est pas forcément exact. Il s'agit en fait d'un habile maquillage de la publicité en status.
Facebook est bel et bien une sorte de cercle vicieux où plus on en dit, plus on en fait, plus on en sait. Cet espionnage virtuel a de quoi inquiéter...
Des infos plus précises là.
En ce moment, les voxanniversaires, les blogiversaires, les blogoniversaires (ou appelez-les comme vous voudrez, je ne vais pas vous faire une liste exhaustive des néologismes qui surgissent des cerveaux malades des afficionados de notre plate-forme ou d'ailleurs) se multiplient.
Dans 8 jours pile, le mien d'ailleurs! Ces célébrations m'amènent à m'interroger sur le futur. J'ai commencé ce blog cahin-caha, postant ici, là, par à coup, puis plus régulièrement me prenant au jeu. Ce qui était au début un accessoire de mode est devenu une pièce maîtresse de ma cyber-garde-robe.
Mais, pour filer la métaphore, aurai-je autant de plaisir à revêtir mon costume d'internaute d'ici un an, deux ou dix? Que deviendront ces quantités de notes qui s'accumulent au fil de pages web? Aujourd'hui, nous sommes tous un peu accros à nos mails, à nos communautés virtuelles, nous surveillons les mises à jour des nos réseaux et encore plus de nos chouchous à l'intérieur de ces mêmes cercles. Mais plus tard...? Irons-nous toujours visiter des pages flickr ou facebook?
Internet s'apparente en quelque sorte au déodorant à bille, à l'aspartame ou à la pillule contraceptive, ces inventions géniales dont on découvre bien plus tard les possibles effets retors. S'emmagasinent sur nous, nos goûts, nos tempéraments, des dizaines et des dizaines d'informations que nous dévoilons sciemment avec une légère impudeur bien humaine, teintée de plaisir. Mais, et sans entrer dans un débat digne d'un briefe de la CNIL, qu'adviendra-t-il de tout ce contenu quand les modes auront changé? Quand le web 2.0 se sera essouflé?
Comme disait the Buggles, Video killed the radio star, comme le reprenait le t-shirt d'un des Justice dans leur clip "buzzesque", Internet killed the video stars. Et qui tuera demain les Internet stars?
Telle est pour moi la personne qui m’a envoyé l’article sur lequel je vais aujourd’hui rebondir et dont voici le lien . En substance, pour les non-anglophones ou pour ceux qui n’auraient pas envie de lire, Indra Adnan traite de la problématique de l’ampleur prise par le réseau social que crée le net et particulièrement avec le tsunami web 2.0.
En effet, elle suggère à juste titre dans cet article du Guardian que via Internet, le tissu social a certes le mérite d’être plus flexible mais aussi moins solide.
Explications : grâce à Myspace, Facebook, le site qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps et même Vox au vu de son fonctionnement, nos réseaux sociaux s’étendent à l’infini et nous entrons dans le quotidien de tout un chacun avec une facilité déconcertante. Facebook est sans doute le sommet du genre : on peut y mettre à jour toutes ses données personnelles aussi souvent que l’on le souhaite et avertir ainsi toute sa liste de contacts du moindre petit bouleversement, de la date de ses fiançailles jusqu’à son dernier passage chez le coiffeur, en passant par l'envie de manger une choucroute…
Que vos contacts soient des amis intimes que vous fréquentez dans la vraie vie ou qu’il ne s’agisse que de vagues connaissances croisées il y a des années dans le cadre du travail, chacun reçoit de vous le même degré d’information une fois votre invitation acceptée. Les cercles ainsi développés ont un diamètre qui peut facilement atteindre le tour du globe terrestre.
Il ne s’agit pas ici de dénigrer Internet, entendons-nous bien, ce serait hypocrite de la part d’une blogueuse inscrite sur une plate-forme communautaire et je ne fais pas partie de la frange réac qui s’écrie à la moindre occasion que « c’était mieux avant »…
Seulement, à l’ère où tout ou presque est accessible à portée de souris, où l’on consomme à gogo et sans trop de complexes, l’amitié est l’une des rares valeurs universelles conservées.
Ce serait injuste de mettre sur un pied d’égalité des gens avec qui nous partageons une adresse url et d’autres qui nous soutiennent, nous acceptent et avec lesquels nous développons petit à petit une relation durable et apaisante. La toile de l’amitié se tisse grâce aux aléas de l’existence et pas seulement à coups de clics compulsifs.
PS personnel : merci de m’avoir envoyé cet article ! :)
Barboter dans la mare du world wide web? Déployer ses ailes pour rejoindre les cieux du net? Pas tellement du goût du fameux hebdomadaire satirique. Son grand âge (félicitons-le tout de même pour ses 91 ans d'existence) et son aura particulière qui le distingue entre toutes les autres feuilles de choux lui confèrent l'aplomb nécessaire pour refuser de se plier à la cybermode.
Mais au-delà d'un parti pris - "(...) notre métier, c'est d'informer et de distraire nos lecteurs, avec du papier journal et de l'encre. C'est un beau métier qui suffit à occuper notre équipe", déclarent-ils sur leur menu site - c'est une position qui se défend.
Je lisais l'autre jour que la web-population se montre plus confiante envers les informations qu'elle puise sur internet plutôt qu'en celles entendues à la radio ou à la télé. Il y a des raisons extrêmement valables de se méfier des deux derniers médias cités et les orages qui grondent ces jours-ci sur les chaînes (France 5 et M. Schneidermann), stations de la bande fm (France Inter et M. Bonnaud) comme sur les sièges de la presse écrite (La Tribune-Les Echos, Le Monde...) prouvent que notre scepticisme doit rester aiguisé. Mais la confiance que détient internet est due à une mauvaise raison: son aspect populaire dans le sens le plus noble du terme... Nous avons l'impression, et encore plus depuis l'arrivée du Web 2.0, que puisque nous "faisons" le net, il n'est qu'un océan de véracité. Mais la liberté et la simplicité de diffusion ne garantissent malheureusement pas la fiabilité des données... Le prouvent les rumeurs les plus folles qui circulent sur le web à une vitesse folle ou encore les chaînes de mails qui inondent à intervalles réguliers nos boîtes aux lettres.
Le site du canard enchaîné est avant tout pour le journal un moyen de parer à tout cyber-plagiat grâce à un nom de domaine déposé. L'accès aux archives est envisagé mais pas encore réalisé... Donc pour le moment, les internautes devront, pour satisfaire leur soif de satirisme, se déplacer du clavier jusqu'au kiosque.
Les Iraniens n'ont désormais plus accès à des sites que vous et moi fréquentons au quotidien: Amazon.com ou YouTube, Wikipedia, IMDB.com ou encore le site du NY Times. Si quelqu'un tape l'adresse du site, il lit désormais que "la page demandée est inaccessible".
Ces mesures font partie d'une campagne gouvernementale du président Mahmoud Ahmadinejad. Son but: débarasser le pays de l'influence de la culture occidentale, vue comme l'emblème de la dépravation. L'Iran a le triste privilège d'avoir rejoint le mois dernier la liste des 13 pays jugés "ennemis d'internet" par Reporters sans frontières.
l’Iran, avec 7,5 millions d'internautes, est le pays du Moyen Orient qui dénombre après Israël, le plus de connexions à Internet. Chers Voxiens, sentez-vous concernés, il y a en Iran 100 000 bloggeurs. Des personnes courageuses, rendez-vous compte! Le blog est d'ailleurs l'un des moyens par lequel les dissidents peuvent faire paraître de l'information. Mais jusqu'à quand?
Mais Internet n'est pas le seul média touché puisque les paraboles satellites sont confisquées et des ouvrages classiques de la littérature occidentale ont été interdits...
Lu dans la presse: publier pour une somme modique est enfin faisable!
A la manière de notre cher VOX, le site américain www.lulu.com est désormais accessible aux apprentis écrivains du vieux continent. Il est possible de publier gratuitement en ligne même si l'oeuvre n'est pas destinée à être imprimée (à l'inverse du concurrent de lulu, publibook). L'auteur est le seul propriétaire des droits de son texte et fixe lui-même le prix auquel son livre pourra être vendu une fois paru. Ainsi, même s'il le met en ligne sur lulu et qu'il en imprime plusieurs exemplaires, il peut toujours contacter par la suite un autre éditeur.
Lulu se présente à la fois comme le moyen de réaliser de beaux cadeaux (recueil de ses recettes de famille, de ses poèmes d'adolescence...) pour ses proches mais aussi comme une rampe de lancement pour de potentiels talents. Remercions l'ère du numérique grâce à laquelle il ne revient pas plus cher d'imprimer son oeuvre en un ou en 5000 exemplaires...
Les concepteurs de Lulu peuvent se frotter les mains et se féliciter: leur idée combine judicieusement sens des affaires et sens social...
La seule question qui demeure est de savoir si à trop vouloir rendre accessible à tous le destin d'écrivain, on ne risque pas de se retrouver noyé parmi les chefs d'oeuvre et les navets et de ne plus distinguer le bon grain de l'ivraie... Un trop grand foisonnement ne nous empêchera-t-il pas de dénicher les perles rares?