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Tandis que Jonas & François voient leur côte au buzzomètre international grimper, Justice use des services de Romain Gavras pour son dernier clip Stress.
Jonas & François, responsables des T-shirts qui se sont arrachés dans le concept store parisien le plus branché, Colette, ont traversé l'Atlantique pour mettre leurs talents au service de Madonna dans 4 Minutes et si leur célébrité est croissante, leurs réalisations restent identifiables. Le choix de Justice pour la mise en images de leurs titres est plus nébuleux.
Envie de polémique ? Désir d'aller à total contre-courant de leur hit précédent dont le succès a servi la mode ? Provocation ? Test de marketing viral - et dans ce cas, je suis un pigeon de plus à relayer la vidéo sur mon propre blog... - ? Romain Gavras, fils de..., cherche-t-il à s'acheter une crédibilité artistique (?!!?), à faire parler de lui ? La démarche est trouble et d'autant plus lorsque le groupe que l'on forme se nomme Justice.
A vous de juger...
A noter : Romain Gavras est aussi le réalisateur du clip des très tendance (décidément...) Last Shadow Puppets.
De la question de faire de la musique "qui ne se regarde pas"...
à la télévision...
Juste une solution !
En ce moment, les voxanniversaires, les blogiversaires, les blogoniversaires (ou appelez-les comme vous voudrez, je ne vais pas vous faire une liste exhaustive des néologismes qui surgissent des cerveaux malades des afficionados de notre plate-forme ou d'ailleurs) se multiplient.
Dans 8 jours pile, le mien d'ailleurs! Ces célébrations m'amènent à m'interroger sur le futur. J'ai commencé ce blog cahin-caha, postant ici, là, par à coup, puis plus régulièrement me prenant au jeu. Ce qui était au début un accessoire de mode est devenu une pièce maîtresse de ma cyber-garde-robe.
Mais, pour filer la métaphore, aurai-je autant de plaisir à revêtir mon costume d'internaute d'ici un an, deux ou dix? Que deviendront ces quantités de notes qui s'accumulent au fil de pages web? Aujourd'hui, nous sommes tous un peu accros à nos mails, à nos communautés virtuelles, nous surveillons les mises à jour des nos réseaux et encore plus de nos chouchous à l'intérieur de ces mêmes cercles. Mais plus tard...? Irons-nous toujours visiter des pages flickr ou facebook?
Internet s'apparente en quelque sorte au déodorant à bille, à l'aspartame ou à la pillule contraceptive, ces inventions géniales dont on découvre bien plus tard les possibles effets retors. S'emmagasinent sur nous, nos goûts, nos tempéraments, des dizaines et des dizaines d'informations que nous dévoilons sciemment avec une légère impudeur bien humaine, teintée de plaisir. Mais, et sans entrer dans un débat digne d'un briefe de la CNIL, qu'adviendra-t-il de tout ce contenu quand les modes auront changé? Quand le web 2.0 se sera essouflé?
Comme disait the Buggles, Video killed the radio star, comme le reprenait le t-shirt d'un des Justice dans leur clip "buzzesque", Internet killed the video stars. Et qui tuera demain les Internet stars?
La langue anglaise a pour vertu peu contestable de posséder une forte musicalité. Question de prononciation, d’accentuation, de respiration, que sais-je… en tout cas love me tender sonne mieux qu’aime-moi tendrement.
C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles certains groupes made in France décident de pousser la chansonnette en anglais. Les exemples sont nombreux : Phoenix, Air, Daft Punk pour les plus illustres, Justice,
Tahiti 80, Sebastien Tellier pour ceux à la notoriété grandissante, the Teenagers pour les graines de stars.
Peut-être sont-ils aussi simplement mégalomanes, revers de la médaille de la personnalité de certains artistes, et visent-ils en chantant dans la langue de Shakespeare une carrière plus rapidement internationale, n’empêche qu’un phénomène très étrange frappe tous les groupes suscités : ils sont dans un premier temps connu à l’extérieur de nos frontières.
La reconnaissance doit venir d’abord de l’étranger avant que la France ne daigne leur accorder sa bonne grâce. Pour preuve, il n’y a pas si longtemps the Teenagers et
Sébastien Tellier ont été élus par le très populaire hebdomadaire briton NME "single of the week".
Et ce n’est que fort récemment à l’Olympia puis à Versailles, revanche ultime sur sa terre natale, que Phoenix –accompagné des deux comparses de Air lors du show aux portes du château- a pu savourer l’ampleur de son succès français.
Alors quoi ? La France est-elle si peu sûre de son jugement qu’elle préfère laisser les autres jauger ses poulains ? Les groupes français chantant en anglais sont-ils victimes de leur choix artistique ?
Le phénomène est en tout cas d’une récurrence troublante…